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L'association Avenir de la Langue Française a été créée en 1992 (déclarée le 4 décembre 1992) à la suite de la publication de deux appels, parus dans Le Monde les 11 juillet et 1er décembre 1992, adressés au Président de la République, au Gouvernement et aux membres du Parlement. Ces appels réclamaient :

  • la diversification de l'apprentissage des langues étrangères en France avec une réelle égalité d'enseignement.
  • une action forte pour accroître la place de l'information et de la création audiovisuelles d'expression française en France et dans le Monde.
  • l'usage effectif du français à tous les niveaux des institutions européennes.
  • le rappel, dans la Constitution, non seulement que le Français est la langue de la République, mais que c'est la langue de l'enseignement et du travail.
  • l'introduction du principe de la participation de la France à la construction d'une communauté francophone internationale, construction non moins nécessaire que celle de l'Europe.
  • la transformation de la loi du 31 décembre 1975 sur l'emploi de la langue française afin qu'elle traite de tous les aspects de son usage en France et qu'elle soit effectivement appliquée.

Ces deux appels ont suscité 1 100 signatures parmi lesquelles se comptaient de nombreux artistes, écrivains, journalistes, historiens, scientifiques... Parmi les 300 premiers signataires on relevait notamment les noms de : Marie-Christine Barrault, Julos Beaucarne, Yves Berger, Jacques Bertin, Hector Bianciotti, Jean-Marie Borzeix, Renaud Camus, François Chaumette, Jérôme Clément, Paul-Marie Coûteaux, Areski Dahmani, Jacques de Bourbon-Busset, Philippe de Saint-Robert, Régis Debray, Manu Dibango, Pierre Dumayet, Jean Dutourd, Etiemble, Dominique Fernandez, Alain Finkielkraut, Antoinette Fouque, Marc Fumaroli, Dominique Gallet, Max Gallo, Olivier Germain-Thomas, Gisèle Halimi, Michel Houellebecq, Eugène Ionesco, Dominique Jamet, Jacques Legendre, Robert Linhart, Antonine Maillet, Gabriel Matzneff, Daniel Mesguich, Gaston Miron, Dominique Noguez, Philippe Sollers, Morgan Sportès, Denis Tillinac, Pierre Vidal-Naquet, Serge Vincent et Henri Virlogeux. 

Parmi les 800 signataires du second appel on relevait notamment les noms de : Dominique Aury, Roland Bertin, Jacques Calvet, Jean-Claude Carrière, Cavanna, Raphaël Confiant, Jean-Louis Curtis, André Danzin, Régine Deforges, Jean Desailly, Anny Duperez, Yves Duteil, Jean Ferrat, Pierre-Marie Gallois, Alain Gerber, Francis Girod, François Goguel, Marcel Hanoun, Pauline Julien, Jacques Lacarrière, Jacques Le Cornec, Danièle Lebrun, Claude Piéplu, Antoinette Spaak, Kazunari Suzumura, Gilles Tremblay, Pierre Vadeboncœur, Simone Valère, José Van Dam, et Jean-Marie Villegier.

(texte de l'Appel fondateur) (fac-similé du "manifeste" dans Le Monde des 5 et 6 juillet 1992)


Aujourd'hui Avenir de la Langue Française regroupe des membres de toutes tendances politiques. Par exemple le Président et deux administrateurs d’ALF sont allés en février 2002 au Forum Social Mondial de Porto Alegre au Brésil. Sans adhérer aux thèses d’ATTAC et de l’altermondialisme, ils ont pu faire adopter par tout le FSM les résolutions sur la diversité linguistique, y compris celle sur l’utilité éminente (alors non encore perçue par les organisateurs et participants du FSM) des ensembles géoculturels et géolinguistiques : Lusophonie, Hispanophonie, Arabophonie, Francophonie… » D'un autre côté, le Président s'exprime régulièrement dans une libre émission sur la langue (Français en partage) sur Radio Courtoisie, avec l’éminent professeur Claude Hagège. ALF n'adhère pas non plus à tout ce qui est dit sur cette radio, mais s'exprime aux trop rares micros qu'on lui tend avec des invités de tous bords ...

La loi du 4 août 1994, dite loi Toubon répond au dernier point des appels en conférant des droits linguistiques à neuf catégories de personnes :

  • le consommateur et utilisateur de biens et services,
  • l'usager de la voie publique, des lieux ouverts au public et des transports en commun,
  • le participant à une manifestation, à un colloque ou à un congrès,
  • le lecteur de publications, de revues ou de communications,
  • le salarié,
  • le demandeur d'emploi,
  • l'étudiant, l'enseignant et le chercheur,
  • le téléspectateur et l'auditeur.

La loi du 4 août 1994 constitue un instrument privilégié pour notre combat. Non seulement, elle renforce les droits linguistiques du citoyen, mais elle ouvre aussi de nouveaux moyens d'action.

L'agrément du ministère de la culture et de la communication nous autorise à exercer les droits de la défense réservés à la partie civile en ce qui concerne plusieurs infractions pénales.

La création de l'association le Droit de Comprendre, en octobre 1994, nous permet de déléguer, pour plus d'efficacité, la gestion des recours en justice intentés pour infraction à la loi de 1994.

Au total, près de six mille personnes se retrouvent ainsi regroupées, directement ou indirectement, pour soutenir tout ou partie des actions conduites par nos associations.

Une coopération est en particulier activement engagée avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) et avec les administrations de contrôle chargées de l'application de la loi : Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), Inspection du travail, Police judiciaire.