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nouvelles2/philippe-rossillon2.jpgHommage à Philippe Rossillon - par Albert_Salon le 28/11/2012 - 17:43

Hommage à Philippe Rossillon
Les acteurs de la Francophonie, en célébrant
un des pères de ses institutions,
ravivent le combat pour le français.

Jusqu'à sa fin en 1997, Philippe Rossillon fut à la fois un Bonaparte et un Surcouf pour la langue française et la Francophonie. Pour la plupart, les institutions actuelles, françaises et internationales, de promotion du français et de la Francophonie organisée lui doivent en partie leur naissance. Créées aussi bien sous le Général de Gaulle et M. Georges Pompidou que sous MM. François Mitterrand et Michel Rocard, en complicité active entre Québécois, Acadiens, Wallons, Valdôtains, Romands et Jurassiens, Marocains, Tunisiens, Sénégalais de Senghor, Nigériens d'Hamani Diori, Ivoiriens d'Houphouët-Boigny, Cambodgiens de Norodom Sihanouk..., et Français de tous horizons.

Réunis le 5 décembre de 14h30 à 18h à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), 19, avenue Bosquet, 75007, salle Senghor, grâce aux bons offices du Secrétaire Général de l'OIF M. Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal, et de son administrateur, le Québécois Clément Duhaime, les compagnons, les héritiers, les émules, de Ph. Rossillon, et les plus jeunes animateurs d'associations nouvelles de France, du Québec et d'ailleurs, resserrent leurs liens pour repousser les attaques subies par le français, de l'extérieur comme de l'intérieur de leurs pays.

Toutes nos associations partenaires sont invitées ! Nombre d'entre elles sont nées de l'inspiration de Philippe Rossillon. Toutes promeuvent des idées et des actions qu'il eut lui aussi - parfois lui le premier - en partage.

Ce colloque n'est pas conçu comme une vague de nostalgie qui réchauffe, a fortiori un chant funèbre. Nous sommes appelés à en faire bien moins une rencontre d'anciens hussards qu'une occasion bienvenue de renforcer la synergie entre toutes les associations actuellement sur le front, et de préparer et mener ensemble de nouvelles actions.

Albert Salon

télécharger le programme du colloque

ou lire le programme ci-dessous


Une passion pour la Francophonie

Hommage à Philippe Rossillonphillippe rossillon3.jpg

(1931-1997)

Sous la présidence d’honneur de
Madame Véronique Rossillon

5 décembre 2012,
Siège de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie)
Salle Léopold Sédar Senghor,
19-21, avenue Bosquet
75007 Paris (France

Programme

15h   Allocution d’accueil de M. Clément Duhaime, Administrateur de l’OIF.

15h05 Ouverture du colloque par M. Bernard Dorin, Ambassadeur de France.

15h15   Les « coups » et actions d’éclat de Philippe Rossillon
Table ronde présidée par M. Bernard Dorin,
Avec MM. Jean Charbonnel, Pierre-André Comte, Bernard Emont, Paul-Henry Gendebien, Yves Montenay, et Denis Vaugeois

15h55  débat avec l ‘assistance et questions aux intervenants

 

16h35   Les grandes réalisations de Philippe Rossillon
Table ronde présidée par M. Albert Salon,

Avec MM. Alain Fantapié, Jacques Godfrain, Guy Lavaud, Jacques Legendre, Dominique Noguez, et Philippe de Saint-Robert.

17h10    débat avec l ‘assistance et questions aux intervenants

17h45   Conclusion du colloque par M. Albert Salon

Ils ont dit et ils ont écrit…

Hubert Joly :

« Je le vois encore avec sa vaste intelligence, sa connaissance approfondie de l’Histoire, son esprit fertile jamais à court d’une initiative, d’un échafaudage de combinaisons, son humour de merveilleux conteur, et cette chose devenue si rare, son patriotisme sans faille, il n’y a qu’un seul mot pour qualifier Philippe : il pétillait.

Ah ! Qu’il en a donné du fil à retordre à quelques-uns ! Que de fécondes initiatives n’a-t-il pas su prendre au Haut comité de la langue française ou, plus tard, à l’Union latine ! Que de coups tordus n’a-t-il pas fomentés dans sa cervelle à l’imagination sans limite !

Que reste-t-il de tout cela ? Bien sûr, un souvenir très brûlant de ces années de travail en commun, même si les figures d’autrefois, Martial de la Fournière, Xavier Deniau, Michel Têtu, Marc Blancpain, Jean-Marc Léger, nous ont, tour à tour, quittés. C’était une francophonie "indomptable et fière, sans frein, ni rênes d’or". Une impulsion toujours vivante à Haïti avec Véronique, à Québec, en Acadie, et même en Louisiane.

L’enthousiasme que Philippe nous a communiqué reste intact. Nous croyons toujours en les capacités de la France ainsi qu’aux nécessaires solidarités d’une francophonie qui s’affirme, ne serait-ce que numériquement, malgré toutes les vicissitudes de la politique internationale. »

(Bulletin d’Avenir de la langue française)

Yves Montenay :

« Philippe Rossillon a passé sa vie à tisser des liens entre les pays "francophones" et tous leurs acteurs, notamment leurs responsables et leurs médias. Il a lancé ou encouragé de nombreuses organisations multilatérales officielles, associatives ou privées, a poussé le gouvernement français à les appuyer et, en cas de refus, a rajouté l'argent de sa famille. Il rencontra moins d'enthousiasme en France que dans les autres pays.

Dans le monde musulman, Philippe Rossillon fut aux côtés du Maroc, de la Tunisie, de la Mauritanie, du Tchad, du Burkina Faso, du Sénégal et du Niger. Il avait également de nombreux amis en Égypte, au Liban et en Syrie. »

(Échos du monde musulman)

phillippe rossillon4.jpgAlbert Salon :

Philippe fut notre paladin modèle, créateur ou inspirateur de diverses institutions françaises et internationales de promotion du français et de la Francophonie, de l’ancêtre de la DGLF à l’ancêtre de l’OIF, en passant par tant d’autres, sans oublier Avenir de la Langue Française, dont il fut le cofondateur avec Dominique Noguez, Dominique Gallet et moi-même, actuel président..

Après lui, nous nous battons et espérons ! Feu son grand ami Jean-Marc Léger continue, associé à Philippe, à nous inspirer lui aussi. Ils sont avec nous, en corsaires unis par une époque à une épopée. Il faut recréer une époque comme celle-là !

(Bulletin d’Avenir de la langue française)

Philippe de Saint-Robert :

« Philippe Rossillon nous a quittés très brusquement, alors qu'il s'apprêtait, une fois de plus, à reprendre le combat qui nous est cher. Atteint de longue date d'une maladie cruelle qui eût incapacité tout autre que lui-même, il ne s'est jamais écouté et a poursuivi inlassablement, jusqu'à abuser de ses forces, le combat pour la langue française et la francophonie qu'il avait entamé dès le début des années soixante. Au Canada, notamment au Québec et en Acadie, il a mené le combat, en Wallonie et à Bruxelles, il a également apporté son soutien inlassable aux francophones victimes de l'épuration linguistique, élargissant son combat contre l'impérialisme américanophone, il ressuscita l'Union latine. Philippe Rossillon laisse un exemple et un témoignage dont on souhaiterait qu'ils se prolongent, dans l'avenir, au-delà de l'émotion et de l'admiration que sa disparition suscite. Plus que jamais, nous aurions eu, aujourd'hui, besoin de lui, car ni la langue française ni la francophonie ne semblent être à l'ordre du jour, des gouvernements qui se succèdent. »

(Lettres - Asselaf)

Jean-Marc Léger :

« Philippe Rossillon, était présent sur tous les fronts et n'hésitait pas à agir à visière relevée et à mettre en jeu sa propre carrière (il avait d’ailleurs horreur de l’expression «faire carrière»).

Certains traits me frappèrent chez lui dès notre premier entretien (à l’AUPELF, en 1963) : la qualité de son information, sa franchise et sa façon d’aborder, d’attaquer les problèmes de fond (et de front !), son humour, enfin, et son sens de la formule imagée, inattendue. Il y avait chez lui à la fois du condottiere et du croisé, de l’apôtre et du guérillero, l’abbé Pierre et Che Guevara mâtinés de Pierre Daninos ou de Desproges. Diplômé de l’École nationale d'administration, fonctionnaire brillant du ministère de la Coopération, créateur et premier rapporteur général du Haut Comité de la langue française, il n’hésita pas à mettre en cause son avancement, sa carrière même, pour quelques causes auxquelles il croyait.

Il a fait siennes toutes les causes des peuples ou communautés de langue française. Mais avec une prédilection pour trois d’entre eux : Québec, Acadie, Haïti. Il s’impliqua personnellement dans leurs combats et jusqu’à la fin, leur fut fidèle. »

(Le temps dissipé, souvenirs)


Le chevau-léger de la Francité

Décidément, plus personne ne fera jamais de la politique comme Philippe Rossillon... Philippe Rossillon nait à Boulogne en 1931 dans une famille de la bourgeoisie protestante. Rossillon est un révolutionnaire. Il baptisera ses deux fils Kléber et Marceau... Il sera un temps séduit par le maoïsme.

Sorti de l'ENA en 1955, Rossillon commence tout de même par tâter du commerce, ou faire semblant, et part pour l'Amérique du Nord, à Montréal. En 1958, à l'École des hautes études commerciales de Montréal, Philippe Rossillon partage le même bureau que Jacques Parizeau, futur premier ministre du Québec...

Rossillon, qui cherche une cause révolutionnaire et nationale à sa mesure vient d'en trouver une : ce sera le Québec, et même toute l'américanie française. A partir de cet instant Rossillon se fait missionnaire de la civilisation française à travers le monde nord américain.

Le serment Dorin-Rossillon

Quelques mois plus tard, début 1959, Rossillon rencontre Bernard Dorin, alors jeune attaché d'ambassade. Les deux jeunes hommes se trouvent une foule de points communs et décident de consacrer désormais leur vie à l'émancipation du Québec. Aucun des deux ne trahira son serment...

A son retour de Montréal, Rossillon, qui regarde aussi vers le monde méditerranéen et l'Algérie en guerre, fonde Patrie et Progrès, groupe national et social prônant une sorte d’élitisme technocratique au service des masses populaires où il sera rejoint par d'autres énarques comme Jean-Pierre Chevènement, Alain Gomez, Philippe Malaud, Didier Motchane...

Pendant ce temps, Rossillon est entré au Ministère de la Coopération. C'est un poste idéal pour avoir tous les prétextes de se rendre le plus souvent possible au Canada français... Durant les années 1964 à 1968, Rossillon visite le Québec, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba à plusieurs reprises, officiellement pour marquer l'appui de la France à plusieurs institutions culturelles, officieusement pour encourager le mouvement de prise de conscience politique des français d'Amérique du Nord. Pour cela, Rossillon distribue régulièrement des dons en argent et en nature à des institutions culturelles francophones.

Quand ce n'est pas l'argent de la France qu'il distribue, c'est le sien et quand ce n'est vraiment pas suffisant, c'est le sien ou celui de sa femme ! Notamment à Saint Boniface, dans la petite communauté des métis francophones de la rivière Rouge dont Rossillon finance entièrement la première radio..

Le 31 août 1967, Pompidou, décidément inquiet d'être manifestement tenu à l'écart de l'affaire québécoise par De Gaulle, se fait pressant lorsqu'il s'agit de la mission québécoise confiée par De Gaulle à Peyrefitte : « Je ne vous recommande pas d'emmener Rossillon. C'est un extrémiste !»

Le voyage de De Gaulle à Québec

Pourtant Rossillon viendra. Puisque c'est De Gaulle qui l'impose, comme il l'a imposé deux ans plus tôt au poste de rapporteur du Haut comité pour la défense et l'expansion de la langue française. Dans le même temps Bernard Dorin a été chargé par De Gaulle de dresser le programme de la coopération France-Québec. Rossillon et Dorin travailleront intensément, sous l'autorité lointaine de Peyrefitte, à une véritable bombe politique prévue pour exploser à l'occasion de l'exposition internationale de Montréal... Rossillon a décidé que cette visite gaullienne ne ressemblerait à aucune autre...

Le 15 juillet 1967, à Brest, Charles De Gaulle embarque à bord du Colbert, croiseur amiral de la flotte de l'Atlantique. C'est une idée de Rossillon. Ottawa a multiplié les petites difficultés en espérant que le général renoncerait au voyage. Peine perdue. Pour ne pas avoir à entrer au Canada par l'Ontario, ce que l'avion et le protocole auraient exigé, De Gaulle arrivera par la mer !

Huit jours sur le Colbert : c'est le prix à payer pour arriver directement au Québec, où De Gaulle considère qu'un « morceau du peuple français est installé, enraciné, rassemblé ».

Quand le Colbert entre dans les eaux canadiennes, deux frégates canadiennes l'escortent et un officier de liaison canadien, le commandant Plant, embarque à bord du Colbert. Il ne parle pas français. Le gouvernement canadien veut ainsi signifier à De Gaulle qu'il pénètre dans un pays anglais...

L'entrée de la flottille dans l'estuaire du Saint-Laurent, là où le fleuve se resserre enfin et se fait appeler « Chemin du Roy », est une surprise... Qui sont ces milliers de gens sur les berges ? On entend leurs cris lancés vers le croiseur.. « Vive De Gaulle ! », « On vous attendait ! », « Vive le Québec libre ! » « Indépendance ! », « Vive la France ! »... Les réseaux préparés par Rossillon depuis dix ans, s'époumonent, montrent des pancartes, trépignent de joie... et c'est communicatif car la «claque» finit par entrainer des dizaines de milliers de québécois sur les berges... La croisière prend un visage de triomphe avant même que la visite ait vraiment commencé et que De Gaulle ait posé un pied sur le sol du Québec.

Le 23 juillet, c'est l'arrivée au pied de la citadelle de Québec. Le soir même, lors d'une réception officielle au château Frontenac De Gaulle, galvanisé et sans plus aucun frein à son émotion, s'adresse aux invités et au premier ministre : « On assiste ici, comme en maintes régions du monde, à l'avènement d'un peuple qui, dans tous les domaines, veut disposer de lui-même et prendre en main ses destinées... Cet avènement, c'est de toute son âme que la France le salue ».

Le lendemain il poursuit son voyage vers Montréal en suivant le « Chemin du Roy ». La foule est nombreuse et présente tout au long de la route. La Marseillaise est entonnée à chaque arrêt et on agite des pancartes portant la mention « Québec libre ! ». L'affaire est faite. De Gaulle galvanisé par les foules amassées sur les berges puis sur les routes du Chemin du Roy avec des pancartes payées par Rossillon aux indépendantistes est gagné par son propre lyrisme... Rien ne l'arrêtera plus.

A son retour, De Gaulle saura remercier Rossillon en lui confiant la présidence du Haut comité de la langue française; poste où Rossillon multiplie les voyages en Wallonie, en Suisse, mais surtout au Canada français...

« Persona non grata » à Québec

Ces voyages agacent tellement les Canadiens qu'en 1968, Pierre-Eliot Trudeau, alors premier ministre libéral du Canada, ne peut contenir sa rage. Pierre Elliott Trudeau accuse publiquement Rossillon d'être un espion.

Le métier d'agent auto-missionné que Rossillon pratique fascine Parizeau, le chef des indépendantistes québécois, et vieil ami de Rossillon. Incontestablement, c'est à voir Rossillon vivre et agir que Parizeau s'est forgé l’idéal et la volonté sans faille qui le conduiront au pouvoir à Québec.

Engagement dans sa région de cœur

Rossillon n'oublie pas non plus La France. De 1965 à 1984, il fut maire de la commune de Beynac-et-Cazenac, en Périgord, commune où se trouve le château de Marqueyssac, propriété de sa femme.

Quand les années 60 s'achèvent l'infatigable coureur des bois commence à sentir les premiers symptômes de la sclérose en plaque qui allait le faire souffrir pendant trois décennies.

Après avoir quitté la  présidence du Haut Comité de la Langue française en 1973 Rossillon change sa manière de faire de la politique. N'ayant pas pu faire de révolution prolétarienne et nationale, n'ayant pas pu bâtir une république de plus sur la terre, Philippe Rossillon se met à faire de la politique comme un prince florentin. Juste pour ne pas s'ennuyer. Et avec son propre argent.

Jura suisse, vallée d’Aoste, Louisiane… et Acadie

Au début des années 1970, la patte de Philippe Rossillon est encore apparente dans, une série d'actions-chocs pour tenter de forcer le canton de Berne et la Confédération helvétique à trouver une solution au problème jurassien (occupation de la préfecture de Delémont, juin 1968 ; irruption dans la salle du Conseil national lors de l'élection du président de la Confédération, en décembre 1968 ; construction d'un mur fermant la porte d'entrée du Rathaus à Berne, en 1971 ; invasion de l'ambassade de Suisse à Paris, en 1972, et l'année suivante à Bruxelles).

En 1976, Philippe Rossillon crée l'association France Acadie/Amitiés acadiennes et puis France-Louisiane en 1977. Toujours sous la surveillance des services secrets de la gendarmerie Royale canadienne GRC qui n'hésite pas à voler le sac à main de Louise Beaudouin, future ministre québécoise, qui accompagnait Rossillon lors d'une tournée en Acadie où ce dernier apportait des fonds français pour sauver « L'Évangeline », le quotidien francophone d'Acadie. Rossillon s'impliquera aussi un moment en Wallonie, notamment en finançant, à Bruxelles, le Front Démocratique des Francophones (FDF).

On parla encore de sa patte dans les opérations du Groupe Francité en Val d'Aoste, où Rossillon cultivait l'amitié de Mario Andrione, le bouillant président francitaire de la Région autonome...

En 1983, Philippe Rossillon prend la direction de l'Union Latine, association internationale tombée en désuétude et qu'il remet sur pied, créant à Paris un cinéma (le Latina), une radio (Radio Latina), etc.

Aujourd'hui, l'Union Latine se porte bien : trente-trois états y adhèrent. France-Acadie existe encore sous la présidence de Bernard Dorin qui n'a rien changé à la force de son serment...

(extrait du blogue Les chevau-légers de la Francité – 2010)

Philippe Rossillon en quelques dates

- 1931              naissance à Boulogne-Billancourt ;

- 1953              entrée à l’école nationale d’administration (ENA) ;

- 1965 à 1983  maire de Beynac-et-Cazenac (Dordogne) ;

- 1966              rapporteur général du Haut Comité de la langue française ;

- 1967              influence fortement le voyage du général De Gaulle au Québec au cours duquel ce dernier lance son célèbre « Vive le Québec libre ! » ;

- 1968-1972     soutien d’actions en faveur de l’autonomie du Jura suisse ;

- 1973              directeur de la Coopération culturelle et technique ;

- 1975              créateur des premiers textes légaux ou réglementaires de politique linguistique ;

- 1976              création de France Acadie/Amitiés acadiennes ;

- 1977              création de France-Louisiane ;

- 1977              chef de la Mission d'études générales du ministère de la Coopération ;

- 1982              président de la Commission du français langue scientifique au ministère de la Recherche et de l'Industrie ;

- 1983              secrétaire général de l'Union latine  organisation intergouvernementale regroupant 33 pays de culture latine ;

- 1993              Président et cofondateur de l'association Avenir de la langue française créée en 1992 avec Dominique Gallet, Dominique Noguez et Albert Salon ;

- 1997              décès après une maladie malgré laquelle il avait poursuivi inlassablement, jusqu'à abuser de ses forces, le combat pour la langue française et la francophonie.

Philippe Rossillon était officier de l'Ordre national du Mérite, officier de la Légion d'honneur, officier de l’Ordre national des Arts et Lettres et titulaire des Palmes académiques, ordre des francophones d’Amérique...


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