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nouvelles2/defense.jpgLe Ministère de la Défense et la Langue française - par Albert_Salon le 04/01/2013 - 14:17

Le Ministère de la Défense
et la Langue française

mémoire sur la sanctuarisation du français envoyé
au Ministre et à de hauts responsables, au nom
de 40 associations dont 32 françaises

 

Paris le 27 décembre 2012

A Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense

Mémoire sur la "sanctuarisation du français" au Ministère de la Défense et au sein des Armées de Terre, de Mer et de l'Air

Présenté par l'association Avenir de la langue française (ALF), représentant les associations de promotion du français et de la Francophonie dont la liste est jointe, en exécution d'une décision prise le 31 octobre 2012 en audience au Cabinet du Ministre accordée à ALF par MM. Jean-Christophe Le Minh, Gaëtan Bruel et Fabien Menant.

 

I) Le lien étroit en France entre Armée et Nation et entre Défense et Langue française :

En France, ce lien est encore plus étroit qu'il ne l'est dans les autres États-Nations où une seule des langues nationales est officielle. En France, parangon d'État-Nation où la langue française a joué et joue un rôle crucial dans la conscience et l'unité nationales depuis la Renaissance et François 1er, en passant par la grande Révolution, les lois scolaires de la IIIème République, et les campagnes de ses armées, la défense de la Nation et l'illustration de la langue officielle sont venues à se confondre. D'ailleurs, la Constitution, depuis 1992, dispose que "La Langue de la République est le français" et une loi du 4 août 1994, dite "Loi Toubon", impose l'emploi du français à toutes les administrations et services publics de France, donc aussi à la Défense.

Le lien est d'autant plus fort en France qu'à côté du rayonnement mondial pluriséculaire de sa littérature et de l'ensemble de sa culture, les campagnes de ses armées et les œuvres de ses nationaux ont hissé la langue française au niveau d'une des grandes langues mondiales, présentes sur tous les continents et dans les grandes institutions internationales.

Quel que soit le jugement que l'on porte aujourd'hui sur la nature et les modalités de cette expansion, et quelque degré de repli qu'elle ait pu subir depuis trois quarts de siècle en certains endroits, il n'en reste pas moins que la dimension de langue mondiale du français fait partie intégrante de la conscience nationale des Français, plus particulièrement chez ceux et celles qui choisissent de servir leur pays sous les drapeaux.

 

II) L'opposition est frontale avec le lien entre Empire anglo-saxon et Langue anglaise :

A la différence de beaucoup de grands empires qui l'ont précédé dans l'histoire, l'empire anglo-saxon, encore puissant pour quelque temps, a lié très étroitement son expansion politique, économique et culturelle, à l'expansion de l'anglais et de l'anglo-américain. Il l'impose, par tous les moyens à sa disposition, à tous ses vassaux et alliés, et, dans son rôle de langue mondiale, à tous les organismes internationaux, contre toutes les autres langues de culture et de grande communication.

Depuis une vingtaine d'années, cet empire constate l'érosion inéluctable de son hégémonie mondiale sur les plans politique et économique et même culturel. Il s'emploie alors à freiner l érosion dans toute la mesure du possible en s'appuyant sur toutes les institutions internationales - dont l'OTAN - qu'il dirige ou influence fortement, et sur la langue anglo-américaine, relais d'empire.

 

Le lien linguistique impérial anglo-saxon s'oppose ainsi frontalement au lien linguistique national français.

Si le premier semble être l'emporter sur le second malgré le déclin de l'empire américain, c'est dû à ses relais dans le monde entier, particulièrement en Europe, et en France.

L'empire bénéficie en effet de l'aide délibérée et rémunérée des gouvernements qui se sont succédé à Paris depuis 1974, et d'élites françaises désireuses d'afficher leur appartenance à une oligarchie mondialisée dont elles profitent encore. Ce sont les mêmes personnages qui, tels Mme Pécresse et MM. Pierre Tapie et Richard Descoings, étendaient les enseignements en anglais pour les étudiants français dans nos universités et grandes écoles, et qui, tel M. Luc Chatel, pressaient pour l'introduction massive de l'enseignement de l'anglais dès la maternelle.

Ces gouvernements successifs ont pris des décisions relatives aux alliances transatlantiques et à une forme d'intégration européenne qui ont pour conséquences de diluer la souveraineté de la Nation, et de mettre sa défense au service d'intérêts qui sont de plus en plus étrangers, essentiellement de l'empire. Cela dans la langue impériale imposée comme nécessaire, notamment au nom d'une sacro-sainte "interopérabilité" des stratégies et tactiques ainsi que des unités amenées à travailler ensemble en vue d'objectifs présentés comme communs.

Les exemples abondent. Laissons-en citer (1), par un amiral ancien de l'aéronavale, puis (2), par un dirigeant de notre association partenaire : " COURRIEL" :

 

1) Dans l'anodine revue "le Mérite", organe officiel de l'ANMONM, n°125, octobre 2010, figure en p.27 l'échange suivant. L'interrogateur est un civil, président honoraire de la section de l'Hérault de l'ANMONM, l'interrogé est le général de corps d'armée Charpentier, commandant des Forces terrestres françaises :

Question : "j'évoquais l'Europe (…). On peut parler le même langage sans parler la même langue. Comment est organisée la communication entre les forces européennes ?" Réponse : "Il n'y a aucune ambiguïté : la seule langue de travail possible est l'anglais. Nous ne sommes pas une enceinte de discussion où chacun doit pouvoir exprimer sa sensibilité sur tel ou tel sujet ! Nous avons des missions à remplir qui se caractérisent par des prises de risque et la mise en danger de nos soldats. Nous devons donc parler la même langue, afin que les mots signifient la même chose quelle que soit la nationalité de celui qui les reçoit. Dorénavant, celui qui refuse ce fait est exclu du système ! Nous avons pris les mesures depuis déjà un certain temps pour répondre à cette contrainte, nos propres exercices se conduisent le plus souvent dans un cadre international et donc en anglais. C'est également la langue de travail du CRR-FR de Lille (corps de réaction rapide - France état-major de corps d'armée dédié à l'OTAN) qui compte pourtant ¾ de Français, et environ 80 militaires étrangers de 12 nations." Nous voilà donc fixés : pas de discussion, sous peine d'exclusion…vive l'armée ! Mais je voudrais bien savoir qui ORDONNE à nos militaires d'adopter cette attitude, avec quelle justification et sous peine de quelles sanctions. Je crains fort, malheureusement, qu'il s'agisse d'un excès de zèle d'une bande de lèche-bottes haut placés et de ministres dont la règle serait "je suis leur chef, donc je les suis".

Aux armes, citoyens, je compte sur vous tous pour que les traîtres sentent que le terrain se dérobe sous leurs pieds" ou, encore en 2010 ! : L'armée française, à l'approche du sommet de l'OTAN, se devait de "communiquer" sur l'Afghanistan. Elle l'a fait par le biais d'un dépliant, distribué à chaque militaire, expliquant les raisons de l'engagement sur cette terre lointaine. Édité conjointement par le ministère des affaires étrangères et européennes et le ministère de la défense, il a la particularité d'être entièrement… en anglais. Nous avons déjà eu droit en 2008, lors du départ à la retraite du général DAMAY (commandant le CRR-FR) à une prise d'armes dans la langue d'Eisenhower, à l'intérieur-même de la prestigieuse citadelle de Lille. Voilà une nouvelle atteinte à la Constitution qui précise, en son article 2, que "la langue de la République est le français".

 

2) "les prises d'armes en ANGLAIS déstabilisent les militaires et sont contraires au lien le plus évident entre l'armée et la Nation. Elles ne se font pas que dans le cadre de l'OTAN : un sergent de l'école des sous-officiers, du coté d'Albi, me le confirmait encore l'an passé, ainsi que son trouble... Le drapeau devrait être indissociable de la langue qui l'illustre, langue unique et constitutionnelle de la République. A quand des régiments avec une devise en anglais, comme un vulgaire club de basket de province ?" "Une règle récente dispose que l'on ne peut plus monter en grade dans l'armée FRANÇAISE sans réussir à un test de langue en anglais. Non en langue étrangère (là où l'armée aurait vocation, sur le nombre de ses personnels, à encourager la diversité pour se garantir d'avoir toujours quelques soldats parlant l'idiome du théâtre d'opération --d'autant que les théâtres les plus récurrents sont connus et parlent des langues proches...), mais bien "en anglais". Cela signifie que le courage, la compétence technique, le dévouement au drapeau ne sont plus suffisants en France, et que pour monter il faut être "formaté" à l'anglo-saxonne. A minima qu'une compétence "transverse", "secondaire", prend le pas sur les compétences métiers (stratégie, tactique, qualité de meneur/charisme, loyauté, bravoure au combat). C'est grave, et constitue un nouveau fossé entre l'armée et le peuple qu'elle sert, où l'anglais, quoique progressant et insidieux, n'est pas encore la norme de l'élévation sociale, fort heureusement ! D'ailleurs, le niveau d'anglais est testé... quid du niveau... de français ? Au reste, c'est un frein supplémentaire au recrutement, à un moment où celui-ci, de l'extérieur du moins, semble difficile... Nul en anglais, pas de grade..."

Dans la pratique, tant la plupart de nos élites que certains de nos hauts gradés eux-mêmes, fascinés par les "modèles militaires" - modèles pourtant fort discutables ! - des États-Unis et de leur OTAN, et séduits les quelques postes de prestige auxquels on leur permet de prétendre, tendent à aller au-delà des circonstances où l'emploi de l'anglo-américain peut être nécessaire. On assiste alors à ces manœuvres et exercices franco-français commandés en "globish" - souvent approximatif, du reste - sous le fallacieux prétexte de s'entraîner ainsi à mieux parler la langue du maître lorsqu'on travaillera en sa présence.

Les excès de zèle encouragés le plus souvent par les hiérarchies aboutissent à des situations grotesques en France, où nos soldats sont obligés de manœuvrer et parader en anglais même en l'absence d'étrangers anglophones !

 

III) Les conséquences actuelles de cette opposition des modèles :

Alors que dans l'OTAN, comme à l'ONU et dans les institutions européennes, le français est langue officielle et de travail, il est éliminé dans les faits par les efforts opiniâtres conjugués des Anglo-Saxons, des étrangers non francophones qui choisissent l'anglais, et des Français qui font de même en abandonnant d'eux-mêmes leurs prérogatives.

On passe alors de l'"interopérabilité" à l'irréversibilité, à un véritable totalitarisme de la langue et de la pensée uniques. La pensée dominante des Anglo-Saxons, qu'elle soit géostratégique, stratégique, tactique, ou dans tout autre domaine, devient la seule pensée possible, au service, tout naturellement, de leurs seuls intérêts politiques, militaires, économiques.

Les intérêts fondamentaux des principaux pays du continent européen, au premier chef ceux de la France - le principal rival - s'en trouvent occultés, oubliés, niés, puis combattus.

Il s'agit d'abord du maintien de son unité nationale, battue en brèche par les régionalismes, les communautarismes et l'islam radical encouragés et financés par l'empire et par son relais bruxellois.

L'intérêt de la France pour une Europe des Nations aux langues et cultures diverses (Umberto Eco : "La langue de l'Europe, c'est la traduction") est bafoué.

La nécessaire politique méditerranéenne est torpillée à la fois par l'UE et par l'Allemagne, et l'anglais a gagné le siège à Barcelone de l'Union pour la Méditerranée (UPM).

Les politiques françaises de grand large à l'égard de la Russie, de la Chine, de l'Amérique latine, et ses politiques les plus traditionnelles et ancrées à l'égard des pays arabes, du continent africain, de la Belgique et du Québec, du français dans le monde, des pays francophones et de la Francophonie organisée, sont entravées, voire sabotées.

Chaque fois, dans son histoire, que la France a choisi le continent européen au détriment du Grand Large, en oubliant ses territoires d'Outre-mer, et son gigantesque espace maritime, elle a subi les plus graves dommages.

Or, son espace maritime reste aujourd'hui le deuxième du monde (11, 2 M. de km²) juste derrière celui des États-Unis d'Amérique. Il offre un extraordinaire potentiel - notamment de ré industrialisation - dans les domaines de l'eau et du dessalement, de l'alimentation animale et humaine (pêche, algues…), de l'énergie (marées, courants, vagues, hydrothermie), des fonds marins (nodules, terres rares), du sous-sol océanique (pétrole, gaz). Il offre aussi, en français, un immense potentiel de développement des DOM-COM (laboratoires de modèles politiques, économiques et sociaux).

L'empire et l'OTAN contribuent à détourner le gouvernement français de ce potentiel et de l'impératif de sa protection par le développement d'une défense navale et aéronavale propre et appropriée, en français.

Idem, mutatis mutandis, pour l'ensemble de la Francophonie.

Les prétendues "élites" françaises semblent, depuis près de 40 ans, avoir choisi à nouveau le continent, en fait sans véritable débat, et même la fusion dans une partie de ce continent dominée et pilotée par l'empire avec l'aide de pays germaniques d'Europe du Nord.

Ce qui change, par rapport aux périodes antérieures où les horizons français furent réduits à l'Europe, mais où la défense de la France restait tout de même française et en français, c'est qu'aujourd'hui notre Défense sert beaucoup plus les intérêts de l'empire que les intérêts fondamentaux de la France, et qu'elle doit les servir de plus en plus en anglo-américain, en marginalisant l'usage du français.

C'est là saper en France l'idée de défense nationale, le patriotisme et l'esprit de défense du soldat et du peuple français, sans lesquels il ne saurait y avoir de défense qui vaille.

Rares sont d'ailleurs les Français qui seraient prêts à mourir pour l'empire, ou l'UE son relais.

Les qualités opérationnelles de l'Armée française, apparemment très appréciées de nos "alliés", pourraient bien disparaître si l'on transformait cette Armée en une armée de supplétifs impériaux, aux liens coupés avec la Patrie.

Il est grand temps de lui rendre au moins la langue française !

 

IV) Pour une "sanctuarisation dynamique" de la langue française dans la Défense de la Nation :

L'actuel gouvernement ne semble pas, hélas, vouloir faire sortir à nouveau la France du commandement intégré de l'OTAN dans lequel le gouvernement précédent avait commis la faute politique nationale majeure de l'y avoir réintégrée. Il reste de surcroît très soucieux de respecter les directives de l'UE, sans pouvoir changer sensiblement ses orientations fondamentales : libérales en économie et impériales en politique internationale, négligeant ainsi plusieurs des intérêts fondamentaux du pays. La place de la langue française dans la défense nationale ne peut donc être améliorée qu'à la marge.

Dans ces conditions, ce que nous pouvons attendre d'un gouvernement et d'un Ministre de la Défense qui seraient soucieux de ne pas insulter l'avenir, et de préserver la possibilité de revenir un jour à une défense des intérêts fondamentaux de la France et non d'un empire qui l'étouffe, c'est au moins d'en repousser l'irréversibilité et le totalitarisme.

Au niveau le plus élevé de la politique, il s'agit de la conscience de tout ce qui distingue le soldat du mercenaire ou du supplétif. Il s'agit des raisons de risquer la vie du soldat. Il s'agit, dans ce domaine, ou plutôt : par ce domaine militaire de si hautes traditions et valeurs chez nous, de restaurer la dignité et la fierté de la Nation. Ce n'est pas concevable dans une langue étrangère imposée. Celle-ci ne peut être qu'une commodité, une utilité lorsque les circonstances d' "interopérabilité" l'exigent impérativement.

Pour le reste, le français doit rester la langue de notre Armée comme de notre État.

Nous nous concentrons donc sur les applications et modalités de l'action de "sanctuarisation dynamique" de la langue française dans le domaine français et francophone de la Défense.

 

1) La sanctuarisation peut trouver une application au sein même des institutions à direction impériale : particulièrement de l'OTAN :

L'OTAN a deux langues officielles et de travail : l'anglais et le français. La sanctuarisation consiste ici à faire respecter dans la pratique le statut du français. En matière juridique, les deux langues officielles (français et anglais) font également foi en ce qui concerne le sens des décisions (organisation, responsabilités, commandement, délégations, coordination, administration…). Une langue de travail a un statut légal dans un organisme international, comme son moyen principal de communication. En premier lieu, c'est la langue employée pour la correspondance et la conversation quotidiennes, puisque l'organisation a en général des membres qui proviennent d'environnements linguistiques et culturels diversifiés. La langue de travail est tout aussi importante que la langue officielle, car elle conditionne le travail effectivement réalisé, et in fine le rayonnement culturel d'un pays.

Au sein de l'Alliance, la France n'est pas l'unique locuteur du français. Le choix du français n'était pas, à l'origine en 1949, destiné à satisfaire un éventuel "ego" des Français : il s'agissait de réduire, au moins en apparence, le présumé impérialisme linguistique de l'ensemble anglo-saxon (largement dominant en puissance militaire, bien sûr, avec les EU, le Royaume-Uni et le Canada anglophone) grâce à une langue française partagée par plusieurs - quatre - États : Canada, Belgique, France, Luxembourg…

En sus des Canadiens, des Belges francophones et des Luxembourgeois, les pays de langue latine ont, eux aussi, apprécié de ne pas se sentir soumis à (ou écrasés par…) un impérialisme linguistique déjà suffisamment dominateur dans tous les autres domaines.

A partir de ces données de base, langue de travail et langue officielle, le ministre de la Défense dispose du pouvoir et de l'autorité pour ordonner à l'ensemble des personnels militaires et civils relevant de son ministère de :

- s'exprimer en français lors des prises de parole officielles et dans l'écriture des courriers ou fiches de travail ;

- exiger la traduction systématique des documents ;

- exiger la présence d'un interprète dans les réunions de travail.

- exiger de tout candidat des diverses nationalités à un poste à l'OTAN une connaissance du français comme de l'anglais.

 

2) Sanctuarisation en France même et au sein des unités françaises en opérations extérieures, en dehors des institutions internationales :

Dans ses domaines de compétence, le Ministre devrait :

- exiger des chefs militaires de ne pas renouveler l'exploit en dhimmitude de ce général lors d'une prise d'armes au Kosovo : donner tous ses ordres en anglais sous prétexte que la prise d'armes était en l'honneur d'une "huile" étatsunienne ;

- enjoindre à tous les responsables civils et militaires d'éviter toutes les situations humiliantes et grotesques, dommageables au patriotisme et à l'esprit de défense du soldat français, décrites dans la partie II du présent mémoire ;

- exiger de tous ses services l'application scrupuleuse des décisions des Commissions de Terminologie qui ont fait l'objet d'une parution au JORF ;

- créer une cellule interne de veille active pour l'emploi de notre langue ;

- prêter attention à ce qui paraît être un "détail" anecdotique, mais est en fait très symbolique : la bataille engagée - en France comme au Québec - entre les mots "mail" et "courriel". L'importance d'une instruction personnelle, donnée par le Ministre à tous les responsables concernés, d'employer le mot "courriel", validé par l'Académie française, est relevée dans la lettre d'accompagnement du présent mémoire.

Albert Salon , docteur d'État-ès-lettres, ancien ambassadeur, commandeur dans l'Ordre national du Mérite, président d'Avenir de la langue française.


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