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Nouvelles
François Reynaert où la servilité anglomane ! - par MAR le 15/06/2013 - 20:13

François Reynaert ou la servilité anglomane !
retour sur un éditorial publié dans "Le Nouvel Observateur" le 23 mai 2012

Cet éditorial illustre bien l'attitude servile d'un certain milieu médiatique parisien qui se croit "follement moderne" en acceptant le sabordage du français au profit de l'anglais dans les études universitaires. MAR

 

L'article nos commentaires

Pour qui sonne l'anglois
Le Nouvel Observateur – 23 mai 2013 – n°2533

Un titre plein d'humour !, François Reynaert commence très fort !

Une réforme propose d'autoriser l'anglais dans trois cours de fac, et, déjà, les clairons sont sortis. Grosse fatigue

"Trois cours" Qui a dit ça ? François a dû recopier le dépliant publicitaire écrit par Geneviève Fioraso elle-même… aucune limitation n'est à cette heure proposée. Rien n'interdit un cursus 100% en anglais.

Dans les cas désespérés, songer aux mesures radicales. L'hypothèse m'en venait en suivant d'un œil las le nouveau psychodrame culturello-linguistique qui emplit les colonnes des journaux : "l'affaire Fioraso". Vous voyez de quoi il s'agit ? Un excellent papier de ce journal (page 112) vous en donnera les tenants et les aboutissants. On peut les résumer ainsi : dans un coin de sa réforme des universités, Mme Fioraso, ministre des susdites, entend faire voter un articulet autorisant ici et là, par exception à nos lois sur la francophonie, que quelques cours de nos facs soient donnés en anglais. Est-ce grave ? Non. Cela se pratique depuis des lustres dans toutes les grandes écoles du pays.

"ministre des susdites" habile ça François ! Ça fait gars lettré, ce qui permet de laisser assassiner sa langue en ayant l'air de la soutenir…

"un articulet" bien sûr François, cet articulet permet sans grand contrôle d'enseigner sous tout prétexte vaguement international des cycles entiers en anglais. Une paille !

"nos lois sur la francophonie" on sent bien que ça le gêne le François que son propre pays défende sa propre langue quand il y a une qui s'impose…
"
que quelques cours de nos facs soient donnés en anglais" bel même aplomb François, pour se faire le VRP de Geneviève Fioraso
"
Est-ce grave ? Non. Cela se pratique depuis des lustres dans toutes les grandes écoles du pays." en un mot les grandes écoles piétinent la loi alignons-nous sur elles. Un peu comme si on disait les violences racistes font florès légalisons-les : c'est dur là François, non ?

Il s'agit de l'officialiser à l'université dans le but d'y attirer les étudiants de quelques grands pays qui ont jusqu'ici, la fâcheuse habitude de se tirer chez nos voisins, où tout cela se passe sans problème. C'est que nos voisins sont juste des pays quand le nôtre est surtout une névrose. Oser parler anglais dans la patrie de Molière et Maurice Druon réunis ! C'était parti pour la parade de tous les déclino-ronchonchons de service – l'Académie française, "le Figaro" les Finkielkraut et consorts - curieusement rejoints par une escouade d'échappés du PS, mus par un sentiment qui m'a un peu échappé. J'avoue qu'une terrible crise de bâillements m'a empêché de me plonger très loin dans l'exposé de leurs motifs. C'est un tort, je sais. Tout ce dossier pouvait réserver de vrais bonheurs. Jacques Attali, hier encore héraut de l'ouverture au monde, s'est dressé vent debout contre le texte pour des raisons d'intérêt général que "l'Obs" (16/5) nous a apprises : il soigne sa prochaine candidature sous la Coupole.

"Il s'agit de l'officialiser à l'université" non François, pas de l'officialiser mais qu'elle remplace la langue du pays. Tu sais François comment s'appelle-t-il déjà ? La France ! "dans le but d'y attirer les étudiants de quelques grands pays qui ont jusqu'ici, la fâcheuse habitude de se tirer chez nos voisins" outre la trivialité du propos (se tirer), une vision très mercantiliste du propos on croirait qu'il s'agit de vente de lessive ! De plus François hélas, c'est un pur mensonge la France est déjà 5ème pour l'attraction d'étudiants étrangers. Sans doute trop de métèques pour toi François ? [il commence vraiment à m'agacer, moi le défenseur de tous les justes combats] Et puis qui croit vraiment que des étudiants étrangers sont intéressés à venir en France étudier en anglais : ils préfèreront toujours l'original à la copie.

"C'est que nos voisins sont juste des pays quand le nôtre est surtout une névrose" François Reynaert apparemment écrit déjà en globish traduit automatiquement par Google… Bon François déteste son pays, ce n'est pas nouveau chez beaucoup de bobos, mais qu'il soit cohérent pourquoi n'irait-il pas diffuser sa haute pensée chez ses amis.

François présente forcément les détracteurs du projet de loi comme de vieux ringards, réactionnaires (déclino-ronchonchons). Mais là, un truc bloque dans le raisonnement de François une quarantaine de députés socialistes de même qu'Attali se sont opposés à ce texte, et là François ne comprend plus, oubliant que c'est lui qui rampe devant le capitalisme multinational. François montre également son expertise en coup bas : Attali n'a aucune opinion personnelle c'est uniquement par intérêt qu'il se serait opposé au texte c'est dire l'estime que François porte aux individus…

Le linguiste Claude Hagège a osé, dans "le Monde" (26/4), une tribune qui devrait lui valoir une médaille : réussir à atteindre un tel sommet de grotesque entrais colonnes tient de la prouesse olympique. Pour dénoncer la réformette, ce garçon, dont le métier consiste à peser le poids des mots, n'a pas hésité à brandir ceux de "cancer", de "sabordage", sans parler de l'inévitable référence aux "heures tragiques" de notre histoire sans qu'on ait bien compris auxquelles exactement il faisait référence, sans doute celles qui virent brûler Jeanne d'Arc - face à l'anglois perfide, on ne peut pas moins."C'est la guerre I" conclut, martial, notre Paul Déroulède de la francophonie. Laquelle ? C'est toute la question. Cette mesure ne devrait donc pas être débattue ? Bien sûr que si. Est-on obligé de le faire dans ce climat d'hystérie, en ressortant une fois de plus l'interminable vieux débat : la France contre les méchants impérialistes américains ? Où es-tu de Gaulle ? Où est notre grandeuuur ! Le truc qui sentait déjà le rance sous Pompidou. A quoi a-t-il servi, depuis cinquante ans qu'on le ressort ? A rien d'autre qu'à ne pas voir venir les problèmes qui se posent aujourd'hui. Les États-Unis dominaient hier. Sont-ils toujours si menaçants ?

Après c'est Claude Hagège (pourtant auteur d'une très pertinente tribune) qui reçoit son tombereau d'injures. Évidemment François a renoncé depuis longtemps à l'existence même de son pays, ce n'est qu'un gagne pain pour lui, donc il ne comprend pas ceux qui s'opposent à la disparition programmée de sa langue et à l'uniformisation générale des cultures. Lui il s'en fout, il aimerait tellement qu'entre gens serviles on accepte gentiment nos gentils maîtres anglo-saxons.

"Où est notre grandeuuur !" là François fait encore dans le comique (tu sais que t'es bon François !). assimiler le refus de vouloir une culture disparaître à un quelconque désir de grandeur. Il fallait que tu sois là François pour oser !

"Les États-Unis dominaient hier. Sont-ils toujours si menaçants ?" il est certain que pour toi, ils ne nous menacent en rien, ils sont tellement bons tellement gentils et surtout tellement désintéressés. [Oui notre monsieur, oui notre bon maître comme chantait Jacques Brel]

C'est curieux, à ce que je lis dans les journaux, il me semble que la Chine et l'Inde le sont autrement plus. Et la fameuse "place de la France dans le monde" qui sent sa gloire impériale d'avant 1914 ? N'est-il pas temps de se rendre compte qu'à force d'en gaver nos partenaires, on va surtout réussir à lui faire casser l'Europe ? Seulement voilà. Tous ces gens ne veulent pas débattre du XXIe siècle. Ils veulent continuer à refaire le précédent. Pourquoi donc ne pas utiliser l'énergie indéniable qu'ils mettent à le défendre en prenant une mesure radicale ? On ouvre pour eux "France éternelle Land", le parc d'attractions de leurs rêves, et on les fait s'y ébattre avec tout ce qu'ils aiment, les agents en képi, le grec en sixième et les polémiques à la mesure de leur vision du monde : quel avenir pour nos colonies ? Faut-il en finir avec le franc-or ? Avec un peu de chance, ça attirerait en masse des touristes amusés, ce qui constituerait enfin une bonne nouvelle pour l'avenir de notre pays.
François Reynaert

freynaert@nouvelobs.com

"il me semble que la Chine et l'Inde le sont autrement plus" toujours l'habile diversion François on ne voit pas en quoi en matière culturelle ces deux pays seraient menaçants, habile de faire croire ici qu'il y a un débat !

"N'est-il pas temps de se rendre compte qu'à force d'en gaver nos partenaires, on va surtout réussir à lui faire casser l'Europe ?"  encore un peu de globish traduit sans doute ! En gros pour nous dire qu'être européens dans la tête de François c'est avant tout être états-unien. Chacun son idée de l'Europe ! Au fait François, quel est le pays le plus anti-européen de l'Europe ? Ne serait-ce pays un pays dont la langue officielle (et originelle) est l'anglais ? [Zut ma démonstration est encore ratée !]

"On ouvre pour eux "rance éternelle Land", oui François tu es drôle, dommage que pour toi ton modèle indépassable ce soit la France et l'Europe insérées dans un vaste Disneyland dans lequel les anglo-saxons qui auront enfin imposé leur mode de vie et leur "culture" leur jetteraient des cacahuètes.

La conclusion est tellement affligeante que par charité je ne la redirai pas elle montre là encore s'il en était encore besoin, la haute estime dans laquelle François tient son pays.

Dernière question François Reynaert pourquoi cet éditorial dans le Nouvel-Observateur et non pas dans les pages saumon du Figaro qui conviennent beaucoup mieux à ton idéologie (ou plutôt.au FT et puis sois sérieux in ingliche per favor ! )

 


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